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Sexualité féminine : dans quels cas recourir à la médecine esthétique ?

L’épanouissement sexuel est propre à chaque femme et étroitement lié à son vécu, son rapport au corps, ses ressentis, sa perception de la sexualité. En matière de sexualité féminine, la relation intime partagée avec son ou sa partenaire est primordiale. Parallèlement aux facteurs psychologiques et émotionnels, certains éléments physiologiques ou anatomiques peuvent entraver l’avènement du plaisir. Certaines femmes peuvent ressentir une gêne, voire une douleur durant le rapport sexuel, ou encore une absence de sensation. En fonction du diagnostic, dans certains cas, le recours aux techniques de médecine esthétique peut être préconisé.

Cette page a été écrite par le Docteur Valeria Romano installée à Paris, elle réalise depuis plusieurs années ce type d’acte. Le Docteur Romano a obtenu en 2011 le Diplôme de Médecine Morphologique anti-âge (aussi appelée médecine esthétique), elle est donc une experte de ces traitements. Le Docteur vous rappelle que cette page est à titre purement informatif, conformément aux directives de l’Ordre des Médecins. Elle n’est en aucun cas une publicité ou un éloge de ces traitements.

La complexité de la sexualité féminine

Fortement corrélée à la place de la femme dans la société et à l’évolution des mœurs, la sexualité féminine a considérablement évolué ces dernières décennies. En France, dans le sillage de Mai 68, le Mouvement de libération des femmes a revendiqué le droit des femmes à disposer librement de leur corps.
Aucun « modèle » n’existe en matière de sexualité féminine, qui se caractérise par sa multiplicité. À titre d’exemple, l’excitation féminine se manifeste par certaines réactions corporelles communes à toutes les femmes comme la lubrification vaginale. Toutefois, les stimuli physiques et sensoriels déclenchant l’excitation sexuelle (caresses, regards, images, parfums…) varient d’une femme à l’autre, d’une situation à l’autre, d’un moment à l’autre. La jouissance féminine résulte d’un ensemble de facteurs physiologiques, psychologiques et émotionnels. Perçu par certains hommes comme l’aboutissement du rapport sexuel, l’orgasme féminin n’est d’ailleurs pas un prérequis au plaisir sexuel ou la condition d’une sexualité épanouie.

 

Le point G chez la femme : une clé pour plus de plaisir ?

La sexologie distingue deux types d’orgasmes féminins. L’orgasme provoqué par la stimulation du clitoris est qualifié d’orgasme clitoridien. L’excitation sexuelle entraîne un afflux de sang au niveau du clitoris. Dotée de 8 000 terminaisons nerveuses, cette zone de la vulve constitue le corps érectile du sexe féminin. Une majorité de femmes affirment avoir déjà ressenti un orgasme clitoridien.

Si le clitoris joue un rôle central dans la sexualité féminine, 20 % des femmes déclarent parvenir à l’orgasme par la seule pénétration vaginale. Considéré comme plus rare, l’orgasme vaginal est corrélé à la stimulation du point G. Ce terme désigne une zone érogène située sur la paroi antérieure du vagin, dans la partie concave, plus difficile d’accès. Plus précisément, le point G correspondrait à une légère excroissance de taille variable, dont la stimulation augmenterait le plaisir sexuel. Il existe une technique de médecine esthétique pour l’augmentation du point G. Le point érogène gagne en volume, grâce à des injections d’acide hyaluronique pratiquées au cabinet. Le praticien utilise pour ce type d’intervention un acide hyaluronique spécialement formulé pour l’intimité des femmes.

 

Douleurs pendant le rapport sexuel : des causes multiples

Pour certaines femmes, la pénétration vaginale s’avère douloureuse, et ce, même si elles éprouvent du désir pour leur partenaire masculin.
Ces douleurs pendant le rapport peuvent être liées à des caractéristiques anatomiques ou physiologiques du sexe féminin telles que :

  • Une cicatrice d’épisiotomie ayant créé des adhérences
  • Un phénomène de sécheresse vaginale dû à une insuffisante lubrification vaginale (cause hormonale au moment de la ménopause, manque d’excitation sexuelle)
  • Facteurs organiques, fonctionnels ou psychologiques

Une consultation médicale et un examen gynécologique permettent d’établir un diagnostic. Ces désagréments et douleurs physiques causent une souffrance psychologique chez les femmes concernées et, souvent, une baisse du désir sexuel. Dans certains cas, les  injections d’acide hyaluronique ou le laser peuvent contribuer à atténuer les douleurs, en épaississant la muqueuse vaginale et en stimulant sa lubrification.

 

La vaginoplastie : une solution contre le relâchement vaginal ?

Suite à une grossesse et un accouchement, ou du fait de la ménopause, les muscles du vagin peuvent être moins toniques. Ce relâchement vaginal entraîne un inconfort sexuel et urinaire ainsi qu’une perte de sensation chez certaines femmes au moment de la pénétration, ce qui peut nuire à leur épanouissement sexuel.

La vaginoplastie consiste en un rétrécissement du canal vaginal.

Pour pratiquer une vaginoplastie, le  médecins utilisent deux procédés, les injections d’acide hyaluronique ou le laser, en fonction du diagnostic établi.
Pour en savoir plus sur les interventions de médecine esthétique liées à la sexualité féminine, vous pouvez prendre rendez-vous avec un médecin expérimenté pour une première consultation.


Ecrit par Valeria Romano

    Ancienne interne des Hôpitaux de Paris Diplômée de la faculté de médecine de Paris, l’université Paris 7 – Paris Diderot Inscrite au tableau de l’Ordre des Médecins de la ville de Paris Plus d'informations

     
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